The Ride (2019)

  • Esther Polak, Ivar van Bekkum, – Netherlands
  • 12min

> Voir l’introduction – Carte Blanche
> Watch introductory Carte Blanche


FR – Un homme et une femme s’enfoncent dans l’épaisseur de la nuit. À travers les images satellites impersonnelles de Google Earth, leur parcours erratique nous mène vers un lieu où quelque chose de dramatique semble s’être produit. Comme seule boussole, le battement des cœurs qui guident leur chemin.

C’est la nuit. Une voiture avance dans l’obscurité de l’image satellite Google Earth. On entend les voix d’un homme et d’une femme à l’intérieur du véhicule et le battement des cœurs qui guident la course. Ils évoquent quelque chose de grave qui aurait eu lieu, il y a longtemps, dans ce territoire insondable. On se laisse bercer par leur conversation, chuchotée, épurée, liquide. Et pourtant, ils ne dévoilent jamais le secret qui motive leur dérive. On se rend alors au mystère des lieux. On a froid dans le dos. On s’apprête à les suivre, à explorer l’image de cette carte virtuelle jusqu’au fond de la nuit. Articulant un fabuleux travail sonore et une matière visuelle exclusivement tirée de Google Earth, The Ride explore les possibilités d’un dispositif audiovisuel contemporain. Esther Polak et Ivar van Bekkum, construisent ainsi un récit magnétique sur deux personnages qui errent dans une pénombre, qui pourrait être aussi bien virtuelle que réelle. En suivant le mouvement du film, situé entre science-fiction et poésie, c’est la nature de l’image cinématographique et son rapport à la réalité que l’on questionne.

– Elena López Reira

EN – A man and a woman move deeper into the dark of the night. Through the impersonal images of Google Earth, their erratic path leads us towards a place where something dramatic appears to have taken place. The only compass is the beating of the hearts that guide their way.

It is night. A car moves forward in the darkness of the Google Earth satellite image. We hear the voices of a man and a woman inside the vehicle and the beating of the hearts that guide their way. They evoke something serious that apparently took place, a long time ago, in this unfathomable territory. We are lulled by their conversation, which is whispered, refined, flowing. And yet, they never reveal the secret that is driving their drift. We thus give in to the mystery of the places. We have shivers down our spine. We are ready to follow them, to explore the image of this virtual map into the depths of the night. Articulating fabulous sound work and visual material exclusively drawn from Google Earth, The Ride explores the possibilities of the contemporary audiovisual device. Esther Polak and Ivar van Bekkum thus construct a magnetic account of two characters who roam through the darkness, which could be either virtual or real. Following the movement of the film, situated between science fiction and poetry, we question the nature of the cinematographic image and its relationship with reality. –

– Elena López Reira

Language(s)

Dutch