On a Clear Day You Can See the Revolution From Here (2020)

  • Ben Evans James, Emma Charles, — Kazakhstan, United Kingdom
  • 1h 5m

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FR — De l’herbe grasse et verte des steppes kazakhes, à l’architecture glorifiante de sa capitale, de ses mines géantes à ciel ouvert aux traces d’un nucléaire invisible, le Kazakhstan est ici capturé par fragments. Un faux film d’observation, un vrai voyage géographique et historique à travers les traces du passé soviétique et aux ambitions capitalistes actuelles du pays.

De l’herbe grasse et verte des steppes kazakhes, à l’architecture glorifiante et ultra-moderne de sa capitale Nur-Sultan, de ses mines géantes à ciel ouvert aux traces invisibles des sites d’essais nucléaires, le Kazakhstan est capturé ici par fragments. Les scènes se suivent, comme des cartes postales aux couleurs chatoyantes d’un voyage cinématographique enregistré sur pellicule 16 mm, dessinant une cartographie étrange d’un pays à l’identité nomade. Les cinéastes de On a Clear Day You Can See the Revolution From Here ont suivi la ligne électrique Ekibastuz-Kokshetau, construite par les Soviétiques, pour guider leur déambulation. Cette ligne à très haute tension n’a jamais été finalisée – l’URSS s’est effondrée avant son achèvement – mais son tracé leur permet de dessiner un lien entre le passé soviétique du pays et les traces culturelles que contiennent les paysages d’aujourd’hui. Alors que les territoires traversés portent cette énergie électrique et minérale, les personnes rencontrées au gré de ce voyage – joueurs de dombra, conteurs folkloriques, ou guérisseurs – convoquent les mythes du Kazakhstan.

— Madeline Robert

EN — From the lush and green grass of the Kazakh Steppe to the glorifying architecture of its capital, from its giant open-air mines to the traces of invisible nuclear power, Kazakhstan is here captured in fragments. A fake observational film, but a genuine geographical and historical journey, through the remnants of the Soviet past and the contemporary capitalist ambitions of the country.

From the lush and green grass of the Kazakh steppes to the glorifying and ultra-modern architecture of its capital Nur-Sultan, from its giant open-air mines to the invisible traces of nuclear test sites, this film captures Kazakhstan in fragments. The scenes come one after another, like postcards in sparkling colours of a cinematographic journey recorded on 16 mm film, sketching a strange cartography of a country with a nomad identity. The filmmakers of On a Clear Day You Can See the Revolution From Here followed the Ekibastuz-Kokshetau electric power line, constructed by the Soviets, to guide their meandering. This high-voltage line was never finished—the USSR collapsed before its completion—but its route enables the filmmakers to draw a connection between the country’s Soviet past and the cultural traces contained by today’s landscapes. While the territories crossed bear this electric and mineral energy, the people met during this journey—dombra players, folkloric storytellers, or healers—summon up the myths of Kazakhstan.

— Madeline Robert

Language(s)

Kazakh, Russian, English