Love Poem (2020)

  • Xiaozhen Wang, — Hong Kong, China, SAR
  • 1h 54m

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FR — Nous sommes en Chine ; un jeune couple et leur bébé quittent la ville pour rendre visite à leur grand-père, malade à la campagne. Dans l’espace étouffant de la voiture, que le mari et réalisateur du film, transforme en plateau de cinéma, le couple éclate en mille morceaux. Amour et cinéma s’entremêlent ici pour nous livrer le récit d’un huis-clos.

Nous sommes en Chine. Un jeune couple et leur bébé quittent la ville pour la campagne où réside leur grand-père qui est très malade. Sur le trajet du retour, dans l’espace étouffant de la voiture, que le mari et réalisateur du film, transforme en plateau de cinéma, le couple éclate en mille morceaux. Le bébé encore dans ses bras, la femme menace de demander le divorce. Un peu plus tard, toujours enfermé.e.s dans la voiture, nous découvrons les mêmes protagonistes, jouant maintenant les rôles du mari adultère et de sa maîtresse. Le film nous emporte ainsi, dans un jeu de miroir infini, où nous ne saurons jamais distinguer ce qui relève de l’intimité brutale ou de la mise en scène. Tel un Cassavetes chinois, Xiaozhen Wang rejoue sa propre vie de couple jusqu’à l’épuisement. Amour et cinéma s’entremêlent ici pour nous livrer le récit déchirant d’un couple en huis-clos où il ne sera plus question de témoigner du réel, mais de nous interroger sur les limites entre vérité et reconstitution dans notre vie intime.

— Elena López Riera

FR — We are in China. A young couple and their baby leave the city to pay a visit to their sick grandfather in the countryside. In the suffocating space of a car, transformed by the husband —who is also the director of this feature— into a film set, their relationship shatters into a thousand pieces. Love and filmmaking are interwoven here to provide us the account of a moving ‹ huis-clos ›.

We are in China. A young couple and their baby leave the city for the countryside, where their very sick grandfather lives. During the return journey, in the suffocating space of the car, transformed by the husband—who is also the director of this feature—into a film set, their relationship shatters into a thousand pieces. With the baby still in her arms, the woman threatens to ask for a divorce. A little later, still locked in the car, we discover the two same characters, now playing the roles of an adulterous husband and his mistress. The film thus takes us into an infinite game of mirrors, where we will never know how to distinguish what comes under brutal intimacy from what is staged. Like a Chinese Cassavetes, Xiaozhen Wang replays his own married life to the point of exhaustion. Love and filmmaking are interwoven here to provide us with the heart-breaking account of a couple in a ‘huis-clos’ in which it will no longer be a question of bearing witness to the real, but of asking ourselves about the limits between truth and reconstitution in our private life.

— Elena López Riera

Language(s)

Mandarin, Chinese