Fish Eye (2020)

  • Amin Behroozzadeh, — Iran
  • 1h 10m

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FR — L’équipage d’un chalutier traverse l’océan avec un seul but : pêcher 2000 tonnes de thons. Dans la profondeur des eaux, pendant des mois, ces hommes partagent des conditions de travail extrêmement dures. Entre poésie et critique sociale, Fish Eye nous invite à réfléchir sur les engrenages du capitalisme à travers la pêche industrielle.

Le Parsian Shila est l’un des plus grands chalutiers industriels, traversant l’océan avec un seul but : celui de pêcher 2000 tonnes de thons. À bord, l’équipage dirigé par des cadres iraniens, est composé dans sa majorité de jeunes africains. Malgré les différences sociales, ils sont tous prêts à vivre loin de leurs proches, le temps de cet embarquement. Ces hommes sont obligés de tout partager ; des conditions de travail extrêmement dures, le quotidien de la distance, les peines comme les joies. Dans l’immensité des eaux, la vie se déroule comme dans un temps suspendu, atavique, comme un récit regardé à travers les yeux humides d’un poisson. Avec cette traversée océanique, Amin Behroozzadeh nous invite à plonger dans le quotidien de la pêche en gros, qui se présente dans le film comme une chaîne de travail industrielle impitoyable, mais qui n’est pas exempte de poésie. Fish Eye crée un regard lyrique entre la mer et les hommes, tout en nous proposant une réflexion engagée sur les engrenages du capitalisme sauvage sous la forme de ce léviathan contemporain qu’est le Parsian Shila.

— Elena López Riera

EN — A crew of a trawler crosses the ocean with one aim in mind: to catch 2000 tons of tuna. Out in the deep waters for months, these men share extremely harsh living conditions. Between poetry and social criticism, Fish Eye invites us to reflect on the mechanisms of capitalism through industrial-scale fishing.

The Parsian Shila is one the largest industrial trawlers crossing the ocean with one aim in mind: to catch 2,000 tons of tuna. On board, the crew led by Iranian managers, is mainly made up of young Africans. Despite the social differences, they are all prepared to live far from their families, for the time of this excursion. These men are forced to share everything; extremely harsh working conditions, the day to day of distance or equally difficulties and days of joy. Out in the deep waters, life unfolds frozen in time, atavistic, like an account watched through the wet eyes of a fish. With this ocean crossing, Amin Behroozzadeh invites us to plunge into the everyday life of large-scale fishing, which is presented in the film like a pitiless industrial work assembly line, but not exempt of poetry. Fish Eye creates a lyrical gaze between the sea and men, while offering us a committed consideration on the spiral of wild capitalism in the form of this contemporary leviathan, the Parsian Shila.

— Elena López Riera

Producer

Mina Keshavarz

Language(s)

Persian, English, Afrikaans