Begzor Begzar (2020)

  • Bijan Anquetil, – France
  • 59min

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FR – Après un premier film, Bijan Anquetil retrouve Hamid et Sobhan, amis arrivés clandestinement d’Afghanistan, que la vie en Europe a séparés. Le premier est devenu réfugié politique. Le second, de tentatives en déportations, continue de chercher sa place. Begzor Begzar est la chronique mélancolique de deux destinées arbitraires.

Hamid et Sobhan se sont rencontrés sur la route tumultueuse qu’ils ont empruntée, comme des milliers d’autres, fuyant l’Afghanistan pour l’Europe. C’était à Patras ; ils se sont retrouvés à Paris des années plus tard. Bijan Anquetil avait fait un premier film avec eux ; l’espace d’une nuit, autour d’un feu, les deux amis racontaient leur parcours de migrants. Aujourd’hui, Hamid a reçu un titre de séjour, de réfugié politique. Sobhan, lui, a été débouté et doit quitter le territoire français. Bijan les accompagne sur leur chemin désormais séparé. « Telle la bougie, je pleure la vie qui se consume. Je suis un fardeau pour toi, laisse-moi et poursuis ton chemin » reprend Sobhan de la chanson qui donne le titre au film. Il est celui que Bijan Anquetil ne veut pas laisser, pour un moment, le temps de la fabrication du film, malgré ses nombreuses tentatives pour rejoindre l’Angleterre où il pourra encore essayer quelque chose, et ses déportations d’un pays à l’autre… Dans cette chronique politique et mélancolique, le cinéaste leur propose simplement de faire un film ensemble, comme un bout de chemin qu’on partagerait.

– Madeline Robert

EN – After a first film, Bijan Anquetil meets again Hamid and Sobhan, friends having arrived secretly from Afghanistan, separated by life in Europe. The first has become a political refugee. The second, from endeavours to deportations, continues to seek his place. Begzor Begzar is the melancholic chronicle of two arbitrary fates.

Hamid and Sobhan met on the turbulent road they took, along with thousands of others, fleeing Afghanistan for Europe. That was in Patras, and they found each other again in Paris years later. Bijan Anquetil had made a first film with them; over a night, around a fire, the two friends recounted their journey as migrants. Today, Hamid has been granted a residence permit, as a political refugee. As for Sobhan, he has been rejected and he must leave the French territory. Bijan follows them on their now separate paths. “I mourn the life that consumes itself, like a candle. I am a burden for you, leave me and follow your path.” quotes Sobhan from the song that gives the film its title. He is the one that Bijan Anquetil does not want to leave, for a moment, during the time the film is made, despite his many attempts to reach England where he will still be able to try something, and his deportations from one country to another… In this political and melancholic chronicle, the filmmaker just asks them to make a film together, like sharing part of the journey with each other.

– Madeline Robert

Director

Bijan Anquetil

Language(s)

Farsi