Anerca, Breath of Life (2020)

  • Johannes Lehmuskallio, Markku Lehmuskallio, — Finland
  • 1h 27m

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FR — Markku Lehmuskallio a consacré une grande partie de son œuvre documentaire aux peuples autochtones du cercle arctique. Dans ce dernier film, co-signé avec son fils Johannes Lehmuskallio, il compose une fascinante ethnographie poétique inspirée par les chants, les danses, les formes d’existence contemporaine, et surtout, le souffle vital de ces communautés nomades malmenées par l’Histoire.

Markku Lehmuskallio a consacré la plupart de ses films aux peuples autochtones du cercle arctique, co-réalisés avec Anastasia Lapsui, sa compagne d’origine Nenets. Dans Anerca, Breath of Life, co-signé avec son fils Johannes, les cinéastes finlandais partent à la rencontre, entre autres, des Chuchki, des Inuits, et des Samis, qui ont dû apprendre à vivre, de la Russie à l’Alaska, sur des territoires aux frontières redéfinies par les conquérants blancs au nom d’une mortifère idéologie du progrès. En assemblant des témoignages, des archives, des performances chantées ou dansées saisies par la caméra, les deux réalisateurs explorent non plus les modes de vie traditionnels de ces communautés nomades – à la manière de Flaherty et du séminal Nanouk l’Esquimau – malmenés par des politiques prédatrices qui ont cherché à nier leur irréductible différence, mais ce qu’ils nomment un « souffle vital ». Leur ethnographie, poétique et contemporaine, porte bien davantage sur le monde intérieur de ces peuples, indissociable de formes d’existence façonnées sur le temps long, comme autant de ferments d’un imaginaire commun qui continue d’animer les corps et les esprits.

— Emmanuel Chicon

EN— Markku Lehmuskallio has devoted a large part of his documentary work to the indigenous people of the Arctic Circle. In this latest film, co-directed with his son Johannes Lehmuskallio, he composes a fascinating poetic ethnography inspired by the singing, dancing, forms of contemporary existence and, above all, the vital breath of these nomad communities mistreated by History.

Markku Lehmuskallio has devoted the majority of his films to the indigenous people of the Arctic Circle, co-directed with Anastasia Lapsui, his Nenets partner. In Anerca, Breath of Life co-created with his son Johannes, the Finnish filmmakers set off to discover, among others, the Chukchi, Inuit, and Sami peoples, who have had to learn to live, from Russia to Alaska, on territories whose borders are redefined by white conquerors in the name of a deadly ideology of progress. Bringing together testimonies, archives, sung or danced performances caught on camera, the two directors are not exploring the traditional lifestyles of these nomad communities—in the manner of Flaherty and the seminal Nanook of the North—mistreated by predatory policies that have sought to deny their irreducible difference, but what they call a “vital breath”. Their poetic and contemporary ethnography focuses much more on the inner world of these peoples, inseparable from forms of existence shaped over time, like so many seeds in a shared imagination that continues to animate bodies and spirits.

— Emmanuel Chicon

Language(s)

Finnish, Swedish, Nenets, Sami, Tlingit, Yupik, Chukchi, Inuktitut